samedi 30 janvier 2010

Océanique


Caresse d’algues au fond du ciel.

Laisser la sève éclater sous l’écorce,
Les feuilles sécréter des paroles arborescentes.

Fermer les paupières.

Surtout au soleil ne pas s’ouvrir.

Les racines pénètrent jusqu’à la moelle.
Des étoiles d’eau se forment derrière le front moite.
La sueur perle sur la terre acerbe, limoneuse.

Le temps s’est dissous dans le flot du sang.

Mais de l’autre côté du miroir
Des oiseaux survolent des steppes silencieuses.

3 commentaires:

  1. En ma mémoire éclos une pensée noire et lumineuse,
    il fut un temps qui s'écoule en mon âme, en corps,
    en rage, à chaque mugissement de notre astre:

    nous ne sommes que marionnettes éperdues du présent nous cherchons en vain à rejoindre l'instant,
    à sentir le tréfond de notre être vibrer à l'unisson du monde,

    mais notre crie s'étouffe parfois alors qu'au loin:
    à quelques centimètre, on les voient pourtant vivre ces oiseaux de lumière
    Aurait-on oublié ce qui nous faisait vivant:

    notre sang animal animé du printemps

    Yoan

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  3. Ces oiseaux de lumière
    Je les contiens en moi
    Parfois leur cri s’étouffe
    Mais ils réapparaissent
    Plus vivants que jamais.

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