
Caresse d’algues au fond du ciel.
Laisser la sève éclater sous l’écorce,
Les feuilles sécréter des paroles arborescentes.
Fermer les paupières.
Surtout au soleil ne pas s’ouvrir.
Les racines pénètrent jusqu’à la moelle.
Des étoiles d’eau se forment derrière le front moite.
La sueur perle sur la terre acerbe, limoneuse.
Le temps s’est dissous dans le flot du sang.
Mais de l’autre côté du miroir
Des oiseaux survolent des steppes silencieuses.
En ma mémoire éclos une pensée noire et lumineuse,
RépondreSupprimeril fut un temps qui s'écoule en mon âme, en corps,
en rage, à chaque mugissement de notre astre:
nous ne sommes que marionnettes éperdues du présent nous cherchons en vain à rejoindre l'instant,
à sentir le tréfond de notre être vibrer à l'unisson du monde,
mais notre crie s'étouffe parfois alors qu'au loin:
à quelques centimètre, on les voient pourtant vivre ces oiseaux de lumière
Aurait-on oublié ce qui nous faisait vivant:
notre sang animal animé du printemps
Yoan
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
RépondreSupprimerCes oiseaux de lumière
RépondreSupprimerJe les contiens en moi
Parfois leur cri s’étouffe
Mais ils réapparaissent
Plus vivants que jamais.