
Décidément, 2010 sera l'année des lutins (avec Owen Pallett et son magnifique album Heartand) et surtout celui des fées.
Après l'américaine Johanna Newsom au festival Villette sonic, c'est la blonde Agnes Obel qui a fait salle comble ce soir -que dis-je, salle comble ? Rue comble...- à la Flèche d'Or.
A l'heure où j'écris ce post, je devrais être dans la salle de concert en train de l'écouter, précédée de Daans et de la jeune belge Ann Pierlé.
Mais après une heure de file d'attente interminable rue de Bagnolet, enfin arrivée au seuil de la porte, j'entends un fatidique : "C'est complet !"
...Je n'avais pas acheté mon billet à l'avance.
Ce qui fait plaisir dans cette anecdote (il faut voir le côté positif des choses) c'est de voir le succès grandissant de la musique indépendante. Et qu'une artiste talentueuse, encore peu médiatisée, parvienne à rameuter une foule digne de l'Olympia.
Longue vie à internet, au bouche à oreille, au public qui garde un oeil critique et surtout une oreille musicale...
Mais Agnes Obel, qui donc est-ce ?
Cette chanteuse danoise de 29 ans, expatriée à Berlin, a publié en mai 2010 un premier EP quatre titres Riverside.
Son premier album Philarmonics vient tout juste de sortir (dans les bacs depuis le 4 octobre). On est immédiatement surpris par la justesse de son style simple voire dépouillé, et pourtant chargé d'émotion.
Le conte de fée a commencé quand sa chanson « Just so » a été diffusée sur la publicité d'un opérateur de téléphonie mobile allemand. De là, le buzz a pris... Ses influences sont fortement contrastées : Erik Satie, Sonic Youth, Claude Debussy, Bartok, Joni Mitchell, Bob Dylan, Alfred Hitchcok, PJ. Harvey...
En écoute sur Youtube, le magnifique "Riverside" :
Je la découvre à l'instant, via Google et votre blogue.
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup. Cette voix envoutante et ce piano omniprésent.
Au risque de me répéter, j'aime beaucoup. Je cours acheter ce disque.
Merci, Agnes Obel et "Le papier à musique"