lundi 13 septembre 2010

Fenêtres simultanées

Flash back :
Ecriture en vers libres sur un tableau de Robert Delaunay,
Fenêtres simultanées sur la ville (hommage à Guillaume Apollinaire).
Ce texte a été écrit en 2000 : 10 ans déjà...

Ouvre la fenêtre
Fenêtre sur une autre réalité
Où la vie rayonne
Vois l’espace fleurit
Paris

La ville est mûre
Végétale
La tour se dresse comme une liane
Et la terre tourne

La musique s’amène par vagues
Safran Tunis Moscou de pourpre Oslo la nuit
Paris Paris cosmopolite
Kaléidoscope

Ouvre la fenêtre
Chantez amants pigeons sur rue
Sonnez clairons trompettes cuivrées
Le soleil vibre à travers les paupières
Gonflées de sève
Le miroir se fissure
La ville tremble éclate
Etincelles lumières de Paris
Eclats de verre qui blessent l’œil
Et fondent

L’azur déjà noie la tour Eiffel
La lumière pleut
Elle s’écoule le long des vitres
Noyées du gris de la ville
L’amour ruisselle en des phrases musicales
Que le vent emporte

Et le soleil ondule s’évapore
La fenêtre s’ouvre
La lumière fleurit
Eclate sous l’écorce
De Paris.

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